Philippe Guérard-Defaux dit Pégé

PéGé

Interview de Philippe Guérard-Defaux, dit Pégé, lauréat du prix « jeune public » à la Biennale de 2015,qui a confié à Jocelyne Filippi quelques souvenirs de son parcours artistique.

Pourquoi ce pseudonyme ?

Autodidacte, j’ai commencé à montrer ce que je savais faire en copiant les BD que je signais de mes deux initiales et j’ai décidé  de faire la même démarche que le père de Tintin, mes amis et collègues m’appelant P.G.

Comment avez-vous découvert l’existence de la Biennale ?

Geneviève, mon épouse, est Bourguignonne, de père nolaytois. Nous venons souvent en vacances dans les environs. C’est à une de ces  occasions que nous avons rencontré Jill (Labranche) et sa galerie d’exposition, une année où la Biennale avait lieu.

Avez-vous, actuellement, un projet ?

Oui, j’ installe un atelier pour travailler, faire de la sculpture, avoir un espace et presque une galerie. Je crée à partir de tubes de cuivre, de morceaux de mosaïque, d’objets usuels. Ma démarche se rapproche de l’art brut, qui est un art informel. Dans mes délires, je recherche  de l’incohérence avec une base de rationalisme. C’est un mélange de différentes visions ou pulsions.

A la Biennale de 2015,vous avez reçu le prix du « jeune public ». Pouvez-vous expliquer ce choix ?

Les jeunes ont choisi une œuvre qui leur « parle » : assemblage d’objets informatiques,  qui leur est accessible. Ils peuvent se l’approprier par le toucher, par l’ouïe.

Participerez- vous à la Biennale de 2017 ?

Oui. J’expose souvent. Je sais que mes créations ne sont pas faciles à comprendre au premier abord.  Le regard des autres m’oblige à être modeste, mas j’ai un besoin vital d’ exposer.